Films ukrainiens : une sélection de Kozak Buvette

Le cinéma ukrainien peut se prévaloir d'une tradition riche et vivante, dont les racines remontent à l'époque du cinéma muet.
Au fil des décennies, l'Ukraine a produit une multitude de films qui reflètent la vision unique et l'histoire complexe du pays. Des réalisateurs légendaires tels que Sergueï Parajanov et Alexandre Dovjenko ont laissé une empreinte indélébile sur le cinéma mondial, en créant des œuvres saluées pour leur talent artistique et leur profondeur.
Les films ukrainiens abordent souvent les thèmes de l'identité, de la résilience et des réalités quotidiennes de la vie en Ukraine, offrant ainsi au public un aperçu du cœur du pays.
Nous avons sélectionné une liste de films ukrainiens — fictions et documentaires, longs et courts métrages — qui mettent en lumière les différentes facettes de la culture, de la vie quotidienne et des histoires personnelles.
Longs métrages :
- Pamfir (réalisé par Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk, sorti en 2022)
Un drame mettant en scène un homme et sa famille dans les Carpates, sur fond de réalités difficiles et de traditions locales bien ancrées, notamment la fête de la Malanka. Le ton sombre du film, ses répliques percutantes et sa représentation de la communauté et de la confiance mettent en valeur les atouts du cinéma national, tandis que les aventures du protagoniste et l’idée de partir à la recherche d’une vie meilleure reflètent la résilience et la mémoire de la société ukrainienne.
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- Feu vivant (réalisé par Ostap Kostyuk)
Un documentaire intimiste et au rythme lent, qui s’inspire de la vie des bergers dans les Carpates ukrainiennes. Grâce à son approche sensible et à son langage empreint de bienveillance, le film permet au public de se glisser dans la peau de ses protagonistes, en explorant les liens intergénérationnels – notamment le rôle d’une grand-mère – et la confiance qui se tisse au sein des communautés rurales.
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- Volcano (réalisé par Roman Bondarchuk)
Un interprète ukrainien de l’OSCE, un homme dont la personnalité a été façonnée par le traumatisme, se retrouve perdu dans la région de Kherson après que son équipe a disparu au cours d’une tournée d’inspection. Seul dans la vaste steppe, il se laisse entraîner dans des aventures absurdes et teintées d’un humour discret à travers le sud de l’Ukraine, rencontrant des habitants clandestins et méditant sur la mémoire de l’URSS et la zone d’incertitude. Les lignes visuelles du film et son goût pour l’imprévu témoignent de la maîtrise acquise par la narration ukrainienne.
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- Queens of Joy (réalisé par Olga Gibelinda)
Trois drag queens – des femmes et des hommes qui jonglent entre spectacle, identité et réalité de la guerre – soutiennent le front et leurs amis avec enthousiasme et confiance. Le film explore la notion de famille choisie et l’importance de la communauté, donnant la parole aux groupes marginalisés et mettant en lumière la résilience de l’esprit national.
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- Yaremchuk : Un univers de beauté sans par (réalisé par Artem Hryhoryan)
Un documentaire consacré à un chanteur et compositeur ukrainien légendaire, qui retrace sa vie et la trace qu’il a laissée dans la mémoire collective. À travers des extraits de concerts et des interviews, le film met en lumière les atouts de la musique ukrainienne et l’idée de continuité culturelle, tout en captivant le public grâce à la personnalité de Yaremchuk et à l’enthousiasme de ses fans.
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- Une maison faite d'éclats (réalisé par Simon Lereng Wilmont)
Un documentaire sur des enfants séparés de leurs parents en temps de guerre — un regard approfondi sur la vulnérabilité, la résilience, ainsi que sur la confiance et l’attention qui se développent dans un foyer d’accueil. La présence du film et son regard observateur permettent au public de prendre conscience de l’impact de la guerre sur la mémoire, le temps et les liens entre amis.
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🎞 Courts métrages :
- Comme c'était (réalisé par Anastasiia Solonevych et Damian Kocur)
De retour à Kiev après le déclenchement de l'invasion à grande échelle, une femme redécouvre le quotidien en temps de guerre, en méditant sur la notion de foyer, le souvenir de ce qui a été perdu et la présence du conflit. Les atouts du film résident dans ses images brutes et authentiques, ainsi que dans la relation de confiance qui s'est établie entre la réalisatrice et son sujet.
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- Je m'appelle Michelle (réalisé par Olena Siyatovska)
Une jeune fille transgenre de Kiev rêve de devenir mannequin, tout en explorant son identité et les défis liés au fait de vivre en toute authenticité. L'enthousiasme et le ton du film soulignent l'importance de la communauté, des amis et du soutien nécessaire pour surmonter les préjugés.
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- Dans la joie et rien que dans la joie (réal. Marina Roschina)
Une jeune mère — une femme tiraillée entre l'amour et le secret — tombe amoureuse, mais cache la vérité au sujet de son enfant. Le style épuré du film, sa présence à l'écran et l'accent mis sur la confiance et la mémoire en font un portrait intime de la famille et du temps qui passe.
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- C'est parti (réal. Nadia Parfan)
Un long plan-séquence à travers Kiev à l'aube : simples et hypnotiques, les lignes et le langage visuel du film capturent l'atmosphère de la ville et l'idée d'aller de l'avant malgré l'incertitude. Le public est invité à vivre l'instant présent et à réfléchir à l'état d'esprit national.
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- Comment j'ai passé mes vacances d'été (réalisé par Antonio Lukich)
Des adolescents répondent à une question simple, en révélant plus que prévu sur leurs amis, leur communauté et l’impact de la guerre sur leur vie. Les atouts du film résident dans son authenticité, son enthousiasme et cette présence qui permet au public de se sentir proche des expériences vécues par les personnages.
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- Kittens (réalisation : Zhanna Ozirna)
Un couple – un homme et une femme – parle d’amour, d’avenir et de famille, explorant les thèmes de la confiance et du souvenir des aventures vécues ensemble. Le minimalisme et le style raffiné du film mettent en valeur les atouts du court métrage ukrainien.
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- Cours de conduite (réalisé par Anastasiia Gruba)
À Kiev, en temps de guerre, un père – un homme – apprend à sa fille à conduire, tout en réfléchissant au temps qui passe, au danger qui les entoure et à la confiance nécessaire entre les générations. La force de ce film réside dans sa représentation de la famille, de la communauté et de la résilience face à l’incertitude.
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- Mosaïques de Kiev (réalisation : Kyrylo Svietashov et Sveta Symakova)
Des artistes réalisent des mosaïques dans la ville : un geste discret d’attention et de mémoire, ancré dans la volonté de préserver le patrimoine culturel. Le rythme et le langage visuel du film mettent en lumière la puissance de l’expression artistique et l’importance de la présence communautaire.
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- Je ne voulais pas faire un film de guerre (réalisé par Nadia Parfan)
Un essai personnel sur le retour au pays après le début de l'invasion à grande échelle, qui explore la notion de témoignage, la mémoire des lieux et le type d'attention nécessaire pour faire face au traumatisme. Les atouts du film résident dans sa voix narrative affirmée et dans la relation de confiance qu'il établit avec le public.
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(Certains peuvent nécessiter un VPN ukrainien • environ 2 CHF par visionnage)


