Blog

L'exposition « The Clock of War » à Bâle a fait l'objet d'articles dans les médias ukrainiens

L'exposition « The Clock of War » à Bâle a fait l'objet d'articles dans les médias ukrainiens

Partager

L'exposition « The Clock of War », que Kozak Buvette a contribué à organiser en collaboration avec Ukrainian Photodiary et UNION Basel, a récemment fait l'objet de plusieurs reportages dans la presse ukrainienne.

Nous sommes ravis de partager ces témoignages avec vous :

Un reportage examine la manière dont les visiteurs ukrainiens et suisses réagissent face à ces photographies et en quoi leurs points de vue peuvent diverger.

Anna Trumpi, membre de l'équipe d'UNION Basel et co-organisatrice de l'exposition, évoque la photographie comme un moyen de mieux appréhender des sujets complexes. Pour le public suisse, les photographies de la guerre en Ukraine peuvent rendre ce sujet plus personnel et plus facile à comprendre.

Grégoire Farbe, fondateur de Kozak Buvette et visiteur de l'exposition à Bâle, confie que, malgré l'horreur de la guerre, il se sent proche des personnes représentées sur les photographies — comme s'il vivait aux côtés d'elles une petite partie de leur réalité.

Natalia Petrova, une visiteuse de l'exposition à Odessa, évoque la force particulière de la photographie. Les spectateurs y découvrent des monuments architecturaux détruits et les visages de personnes qui attendent des proches encore retenus en captivité.

Vita, une visiteuse de l'exposition de Bâle, souligne à quel point il peut être facile d'oublier une guerre lorsqu'elle n'affecte pas directement sa propre vie. C'est pourquoi, selon elle, il est particulièrement important de présenter ces photographies à l'étranger, là où les gens ne vivent pas eux-mêmes la guerre.

Les mêmes images peuvent également revêtir des significations différentes pour les spectateurs ukrainiens et internationaux. Une photographie montrant la perte d’un animal peut symboliser une perte pour un spectateur international, tandis que pour un Ukrainien, elle peut aussi raconter l’histoire d’une vie sauvée et d’un espoir. De même, les photographies de bâtiments détruits peuvent être perçues par les spectateurs internationaux comme une perte du paysage urbain, tandis que les Ukrainiens y verront peut-être la réalité quotidienne consistant à nettoyer rapidement les dégâts causés par une attaque.

Pour les Ukrainiens, « The Clock of War » est également un moyen de se regarder eux-mêmes à travers le regard des autres. L'exposition s'articule autour de 12 sections thématiques, parmi lesquelles la perte d'êtres chers, la perte de son foyer et la perte de l'enfance.

Certaines des photographies les plus poignantes ne sont pas forcément celles qui montrent les dégâts matériels causés par les attaques de missiles et de drones, mais les visages de personnes qui continuent à vivre et à se battre malgré tout.

À propos de « Ukrainian Photodiary »

Natalia Mykhailenko, l'une des co-organisatrices du projet « Ukrainian Photodiary » qui participe à sa mise en œuvre à Odessa, nous parle de cette initiative et de son évolution.

Ce projet a été lancé par le photographe suisse Patrick Lüthy; il s'agit d'une archive photographique ouverte qui rend compte de la vie quotidienne en Ukraine pendant la guerre. Tout le monde peut y contribuer en envoyant des photos via le site web « Ukrainian Photodiary ».

« Ukrainian Photodiary » est un projet caritatif. Les fonds récoltés dans le cadre de ce projet servent à répondre aux besoins humanitaires des civils en Ukraine, notamment en matière de médicaments.

Galerie

Aucun élément n'a été trouvé.